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Le Paludisme (suite)

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5. Les symptômes

  • Périodes d'incubation
  • Dans les jours (jusqu’à 2 semaines) qui suivent la piqûre infestante d’un anophèle, on observe aucun trouble. Lorsque les plasmodiums commencent à gagner le sang et à s’y multiplier, apparaissent des symptômes peu évocateurs avec surtout, une fièvre
    généralement modérée (38°C-38.5°C) sans périodicité particulière, accompagnée fréquemment de troubles digestifs à type d’embarras gastrique. Progressivement la maladie évolue vers la période d’état.

  • Période d'état
  • Elle est caractérisée par l’existence d’accès fébriles particuliers :
    -Périodicité particulière (tous les 2 jours), mais cette périodicité peut être masquée notamment par des poly-infestations.
    -Succession, au cours de chaque accès, de 3 phases caractéristiques : frissons (pendant plusieurs heures le malade souffre d’hypothermie et n’arrive guère à se réchauffer), chaleur (pendant 3ou 4 heures, la température du malade s’élève à 40°C, entraînant des céphalées), enfin des sueurs qui annoncent la fin de l’accès palustre et s’accompagnent d’une sensation de bien être.
    -En dehors des accès palustres, le paludisme à la période d’état entraîne quelque fois une augmentation du volume de la rate, une anémie et, avec moindre fréquence, d’autres symptômes..

  • Evolution
  • Elle peut dans certains cas être spontanément favorable, avec progressivement l’espacement et l’atténuation des accès. Plus fréquemment, et plus particulièrement chez les expatriés, les touristes ou chez les jeunes enfants vivants en zone d’endémie,
    l’évolution peut se faire vers la survenue de diverses complications dont la plus grave est l’atteinte cérébrale ou neuropaludisme encore appelé accès pernicieux, cette complication est souvent mortelle.



    6. Le diagnostic

    Le diagnostic de paludisme est réalisé à partir d’une goutte de sang qui est ensuite étalée sur une lame porte-objets, fixée, colorée et examiner au microscope. Ce diagnostic peut être long. Il est souvent difficile et exige une grande habitude de la part du biologiste pour affirmer la présence de plasmodium et pour préciser l’espèces en causes, ce qui est important pour juger de la gravité potentielle de la maladie et le risque éventuel de résistance au traitements. D’autre méthode plus récente ont été proposées. Il s’agit de tests à la bandelettes. Ces méthodes sont intéressantes comme test de dépistages mais elles sont moins précises.

     

    [ Suite : Le Paludisme ]
    Réalisation ©2006 : Franck Masseboeuf