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Le Paludisme

 

1. Définition

C’est une maladie parasitaire due à des protozoaires, les plasmodiums, transmis par des moustiques du genre anophèle, et sévissant dans les régions tropicales et intertropicales.
C’est la maladie infectieuse la plus répandue dans le monde, elle menace 2.2 milliards de personnes soit environ 40% de la population mondiale et touche 100 à 200 millions de personnes par an. Plus d’un million de décès sont imputables par an à cette maladie.

2. Historique

Depuis la plus haute antiquité on connaissait l’existence de fièvres interminables, il faut attendre le 18ème siècle pour découvrir la vertu curative de l’écorce de quinquina à l’égard de certaines de ces fièvres.
En 1820, les chimistes français Pelletier et Caveneau isolent le principe actif du quinquina, la quinine, qui demeure le chef de fil des médicaments antipaludiques.
En 1880, on découvre dans le sang des malades, l’hématozoaire, agent responsable du paludisme. En 1895 on s’aperçoit que le parasite est transmis à l’homme par les moustiques.

3. Répartition géographique

Globalement, le paludisme sévit dans les diverses zones intertropicales, à l’exception évidemment des zones désertiques ou des hautes montagnes.
En dehors des facteurs géographiques ou climatiques, la fréquence de la maladie est essentiellement réglée par les caractéristiques du moustique vecteur.
Certaines espèces vectorielles sont en effets beaucoup plus actives que d’autres. Ceci explique la fréquence et l’intensité de l’affection en Afrique intertropicale et dans certaines zones du bassin amazonien. En revanche, l’intensité de la transmission est moins
importante dans d’autres zones intertropicales et notamment en Asie du sud-est.

4. Modes de transmission et mécanisme

Le paludisme est une infection à parasite : le plasmodium. Elle est transmise à l’homme via la piqûre d’un moustique, l’anophèle, qui pique surtout entre le lever et le coucher du soleil. Seule l’anophèle femelle (au vol silencieux et à la piqûre indolore) est transmetteur.
L’anophèle c’est elle-même infestée en piquant préalablement un sujet parasité. Il existe quatre types de plasmodium : falciparum (le plus fréquent et le plus grave, responsable des formes mortelles), vivax, ovale et malariae. Le délai d’apparition des symptômes au retour de la zone d’endémie est très variable d’une espèce à l’autre : 6 jours en moyenne pour le falciparum, de trois semaines à trois mois environ pour les autres…et le diagnostic, par mise en évidence du parasite, se fait encore plus tard.
Les agents du paludisme, les plasmodiums, sont des parasites microscopiques mesurant quelques millièmes de mm et qui se développent dans les globules rouges. Ils s’y reproduisent par multiplication asexuée. Les globules rouges parasités finissent par éclater, libèrent leurs parasites qui peuvent gagner d’autres globules rouges et y continuer leur développement. Au cours de cet éclatement, certaines substances (hémozoine) sont libérées. Elles jouent un rôle majeur dans l’apparition de la fièvre.
L’anophèle prélève des micro-quantités de sang ainsi que des plasmodiums si le sujet est infesté. Les plasmodiums se multiplient dans l’insecte et, après quelques semaines, donnent des formes infestantes qui se localisent dans les glandes salivaires du moustique.
La transmission à un autre sujet s’effectue lors d’un repas de sang. Dans l’organisme humain, les plasmodiums commencent à se multiplier au niveau du foie. Ce passage n’est que transitoire et il n’entraîne aucun symptôme. Les parasites passent ensuite dans le
sang, parasite les globules rouges.

 

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Réalisation ©2006 : Franck Masseboeuf